Odradek / Pupella-Noguès

Pôle de création et développement pour les arts de la marionnette

Odradek

2018, On était une fois Compagnie 36 du mois

Suite à la création en 2013 de Qui est Monsieur Lorem Ipsum ?, aventure de cinq années de test, d’invention, de construction et de programmation visant à donner vie à des marionnettes avec des moteurs asservis, Emmanuel Audibert continue d’explorer les mille manières d’animer des personnages à distance. L’idée est cette fois de se poser la question du spectateur en mettant en scène une douzaine de peluches assises sur une partie du gradin qui fait face aux spectateurs “réels”. Entre ces deux publics face-à-face, un spectacle de On est attendu et aura lieu… peut-être.
LE PROPOS
« Une douzaine de peluches assises sur une partie du gradin, fait face aux spectateurs “réels”. Entre ces deux publics face-à-face, un spectacle de On est attendu et aura lieu… peut-être.
Cette pièce est à la fois un hommage tendre – et drôle ? – au public, que je côtoie depuis trente ans, et l’examen décomplexé d’un corpus de spectateurs aujourd’hui. Sujet théâtral et sociologique, la notion de public est inséparable de l’idée de spectacle. Le désir de faire parler un public, c’est mettre sens dessus dessous la convention du spectateur auditeur passif et muet ; le public type n’est pas censé parler. Ou plutôt personne n’est censé l’entendre. »
« On était une fois » explore et met en jeu deux temps contigus, deux situations pour deux parties d’écriture distinctes ; le temps de l’attente dans le gradin et le temps du spectacle proprement dit. Ce temps d’attente plus long que de raison où « le spectacle va commencer » est la clé d’un jeu pour faire entendre ce qui d’habitude est pensé et non dit. La diversité des personnages et leur liberté de ton font coexister différents niveaux de parole : envolées philosophiques, bonnes blagues, bribes de sociologie, truculents commentaires et autres circonvolutions égotiques… Le spectacle traite entre les lignes de notre époque « interconnectée » qui chérit le commentaire, raffole du « moi je trouve que »… On peut (il faut ?) commenter même sans voir, sans connaître. Revendiquant des « espaces de liberté », prétendant user de la première d’entre elles – la liberté d’expression, nous confondons de plus en plus prise de parole, discours, bavardage, commérage et commentaire.
Création prévue en Mars 2018 au Festival MARTO, au Théâtre Jean Arp (Clamart, 92).
Coproductions  : Théâtre Jean Arp, Clamart – Théâtre Gérard Philipe, Champigny
Institutionnels : Conseil général du Val-de-Marne, Aide à la création – DRAC Île-de-France, Aide à la production (en cours)
Avec le soutien de : La Nef, manufacture d’utopies, Pantin – Anis Gras, le lieu de l’autre, Arcueil – Institut International de la Marionnette, Charleville-Mézières – Espace Périphérique, Mairie de Paris, Parc de la Villette – Odradek, Compagnie Pupella-Noguès, Quint-Fonsegrives