Odradek / Pupella-Noguès

Pôle de création et développement pour les arts de la marionnette

Odradek

2018 Pierre Tual, " Pour une fois que tu es beau"


Texte :Jean Cagnard/ Mise en scène :Pierre Tual
Avec :Charlotte Bouriez et Pierre Tual
Piano, scénographie et lumières :Guillaume Hunout
Marionnettes :Polina Borisova
Peintures :Roland Shön
Regards complices :Sylvie Baillon, Eric Goulouzelle et Lucas Prieux
Pièce pour deux acteurs, un pianiste, une dizaine de marionnettes
et cinquante mètres de toile peinte en rouleau
Spectacle autonome et tout terrain | Public adulte et adolescents
Jauge envisagée – 120 spectateurs

Durée envisagée – 1h30 | Création en mai 2018

« C’est l’histoire d’une mère peut-être un peu particulière (impitoyable ?) et de son fils à priori bien obéissant (simple ?). Le fils revient chez sa mère, il a fait le tour du monde – apparemment il en était capable. Il apporte des nouvelles absurdes. Il n’a rien vu, rien compris. A-t-il seulement ouvert les yeux ? Son but à présent : rester dans les jupes maternelles, bien plus vastes que n’importe quel horizon. Il n’est pas le bienvenu. La mère a raison, il est temps de grandir, dehors ! Il n’y a pas une guerre quelque part ? Ca l’occuperait. Il va donc repartir. On peut espérer qu’il en comprendra davantage cette fois. C’est possible. C’est même à craindre. Il va peut-être ouvrir un œil et regarder autour de lui. Il reviendra à nouveau. Cette fois les nouvelles seront plus cohérentes, hélas. La conscience du fils jouant comme un accélérateur de particules, les absurdités du monde se rapprocheront, les horreurs, les folies, les furies, entamant peu à peu la carapace compacte de la mère. Le fils est d’abord le messager, puis de plus en plus acteur des événements. Oublié, le garçon bien sage. Il aura des amis soudain, beaucoup d’amis, une véritable population d’amis, tous dangereusement semblables. Le monde va finalement s’inviter à la table de la mère, étrangement disproportionné, étrangement violent, renversant les rôles et les autorités. Qui sait ce dont sont capables les oisillons qui deviennent des aigles… »
Jean Cagnard