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Je pars...


mise en scène : Joëlle Noguès
conception, écriture : Giorgio Pupella, Joëlle Noguès
textes : Jean Cagnard ; dramaturgie : Jean Marc Thuiller
scénographie : Delphine Bailleul, Joëlle Noguès
composition musicale : Victor Betti
vidéo, images : Pierre Noguès
mise en rythme de « L’enfant Trottoir » : Georges Appaix
avec : Lone Nedergaard Latifa Gerôme Agostini, Giorgio Pupella
et la voix d’Iris
régie lumière/son : Cyril Deguilhem
affiche :Michel Strauss
Le spectacle

« Vite ! Suivez-nous ! Tickets, s’il vous plaît ! Tickets verts, tickets rouges, tickets jaunes... Le train ! L’avion ! Le bateau ! Vite ! Suivez nous ! »
Accueillis par trois contrôleurs, les spectateurs sont invités à partir en voyage, invitation drôle et poétique pour ce premier départ, doux et mystérieux, dans l’intimité d’une cabane.
Une cabane légère faite de tissus, de voiles, de transparence, partageant le secret des objets, espaces suspendus à des fils invisibles, si insolites, et pourtant si familiers.
Partir... prendre le train, mais pas celui du train-train quotidien, des travailleurs - voyageurs ? Suivre les oiseaux migrateurs, vêtus de lumières, en partance pour Tananarive ou Zanzibar, ou plutôt un troupeau de valises sauvages ?

Un voyage immobile, entre le mystère des ombres changeantes et le côté douillet d’un grand fauteuil où l’on peut rêver à l’abri du regard des grands.
Grandir... tout simplement en montant sur une chaise ? En disant des gros
mots ? En se promenant tout seul dans la ville, dans la gare ? Ou encore... parce que c’est son anniversaire ?
Une petite fille, partie pour grandir, s’égare dans une gare, et rencontre un chien « philosophe », qui ne se vexe pas, un contrôleur - chef de gare, rustre et sympathique qui se perd dans son drôle de langage, un héron, plus long que rond, qui prend son envol, suivi d’une myriade d’oiseaux migrateurs, chacun avec son bagage et son baluchon.
Un troupeau de va-che-lises broutent l’herbe, prêtes, elles aussi, au départ.

Alors... on part ?...
alors... on grandit ?

Extraits de presse

« En route pour la gare pourrait-on dire aux tout petits ! D’ailleurs n’est-ce pas la fonction du théâtre que d’emmener les spectateurs en voyage ? Assis sur le rond moelleux du tapis, mille voyages immobiles s’ouvrent à chacun. Le nez en l’air, position du voyageur planté devant le panneau aux destinations de rêve des grandes gares, nous n’avons aucun mal à nous laisser emporter... promesse de voyage qui ne connaît pas l’angoisse du départ.
Une cage qui file au-dessus des têtes, bizarre ! Qu’est-ce qu’il y a dedans, où va-t-elle ? Les tout petits s’animent, s’émeuvent de la poésie des mots qui chantent, jouent avec le mystère des sons et des images intimement liés. Ils suivent le fil de l’histoire qui se raconte, comme l’explorateur suit sa route.
Les marionnettes sont délicieuses, parfois sérieuses, et vivent bien leur aventure : on les quitte des yeux pour le plaisir de les retrouver, elles ont tant à faire ; elles nous captivent et nous entraînent si loin !
Partir pour des lieux inconnus, et sortir du quotidien, mais aussi partir à la rencontre des autres, se faire de nouveaux amis, s’envoler avec les oiseaux migrateurs qui jacassent, courir au milieu d’un troupeau de vaches-valises, découvrir un monde différent pendant que le temps s’écoule. Un cercle de bougies s’allume, une chanson joyeuse réveille les souvenirs des plus grands, un grand gâteau d’anniversaire nous dit que l’on a bien grandi.
Car il s’agit bien de cela lorsqu’on est si petit : grandir !
 »
Marie-Jo Guil, Scène Nationale de l’Athanor, juin 2002

« ... Les yeux écarquillés, au milieu de sons évocateurs et d’acteurs fantastiques, les enfants ont goûté à une autre philosophie de la vie...
‘ Pour grandir il suffit de monter sur une chaise... On n’est jamais content là où on est... ‘.
Une cage a traversé l’espace de la grande cabane pour nous dire sans doute qu’il faut s’échapper du train -train et savoir partir dans l’imaginaire.
C’est ce que l’on oublie trop souvent et ce que nous a rappelé ce spectacle enchanteur.
 »
Le Progrès, avril 2003
« Coup de cœur : Je Pars…
Assis sur un tapis moelleux au centre de la cabane et encerclés de toile, les voyageurs-spectateurs aux tickets verts, rouges et jaunes attendent de partir. Des « Bon voyage ! » s’échangent entre les enfants et les trois contrôleurs qui les ont accueillis dans le hall de la gare-salle de spectacle. Puis ces derniers disparaissent derrière les tentures. C’est le moment de s’évader pour un voyage au cœur de l’imaginaire.
Pas de chronologie, pas de réelle histoire, si ce n’est celle d’une petite fille qui veut grandir pour pouvoir partir. Grandir et partir sont deux verbes qui s’entremêlent dans ce spectacle très dense de la compagnie Pupella-Noguès. Grandir pour partir… grandir en partant ... Les multiples tableaux associant tous les arts visuels et sonores nous y aident : marionnettes, ombres, théâtre d’objets, danse, vidéo, théâtre, jeu masqué, art plastique ( !)… c’est un spectacle très original, à la fin duquel la petite fille a grandi, et notre imaginaire aussi !
 »
Hélène Caruso, www.theatre-enfants.com 2005

« Je pars...  » a été créé en juin 2002 à la Scène Nationale du Parvis, Tarbes.
Depuis, le voyage continue, et il a été accueilli à la Scène Nationale d’Albi, à la Scène Nationale de Foix, aux Théâtres de Clermont Ferrand, Issoire, Thiers, Aurillac, Ambert, Moulins, Lavelanet, Sylvanès, Ramonville, Odyssud, Auditorium du Thor, Le Périscope de Nîmes, au Festival Mondial de Charleville - Mézières, au CDN Les Treize Vents de Montpellier, aux Théâtres d’Amiens, Beauvais, Arcueil, Toulouse, Fos sur mer, Mende, Périgueux, au TJP de Strasbourg - Festival « Les Giboulées », au Festival « Les Rêveurs Éveillés » de Sevran, au Rayon, Vert,Scène Conventionnée de Saint-Valéry en Caux, aux Théâtres de Nîmes, d’Istres, dans le réseau Coté-Cour en Franche –Comté, au CDN de Vire, au théâtre de Limoges, au Festival de Villeurbanne, à la Scène Nationale Le Volcan du Havre...